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Cher(e) Adhérent(e) et Ami(e), Lorsque ce journal sera en votre possession, nous aurons passé le chiffre de 160 adhérents. Ce succès, nous le devons à toutes celles et à tous ceux qui refusent que la flamme du souvenir s'éteigne sur la tragédie du Vercors, à l'oeuvre de Joseph La Picirella et de son Musée « pas comme les autres » ouvert le 10 Juin 1973, 25 ans déjà. Les années passent, les hommes prennent de l'âge et il nous faut assurer l'avenir. Des négociations sont engagées avec diverses collectivités, le Musée sera certainement réaménagé, mais l'oeuvre de foi de son fondateur, authentique maquisard et combattant volontaire du Vercors, sera respectée, notre association y veillera selon ses statuts.
En Juin 1998, nous avons eu le grand honneur d'accueillir un nouveau membre, le général Giuseppe CRESPI, grand résistant Italien qui fut aux ordres du Maréchal Josip BROZ plus connu sous le pseudonyme de TITO. Aujourd'hui « notre » Général est consultant pour les affaires militaires à la R.A.I Soyez le bienvenu, mon Général, au sein de notre association. Je remercie les généreux donateurs, tous nos amis pour leur travail anonyme et gracieux qui font que notre association se développe avec succès, et enfin, en ces moments de difficultés économique, les discours négateurs de l'histoire font courir les plus grands dangers aux droits de l'homme, il nous faut, plus que jamais, pratiquer le devoir de vérité. A vous, les fils de résistants, de prendre le relais des anciens, de moins en moins nombreux, et d'accomplir le devoir de mémoire. « Ce flambeau » vous saurez vous en montrer dignes. Qu'il me soit enfin permis, au seuil de cette dernière année du XXème siècle, de vous adresser, à toutes et à tous, mes voeux, les plus sincères, de joie, de santé et de prospérité.
Gilbert GOUVERNEUR
« Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant les élèves et préfèrent les flatter, finalement, les jeunes méprisent les lois, parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie. » PLATON 387 av.J-C. À méditer !
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